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LES ANECDOTES HISTORIQUES, DROLES OU ENCORE INSOLITES

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Message par Invité Lun 25 Aoû - 5:47

LES ANECDOTES  HISTORIQUES,  DROLES OU ENCORE INSOLITES - Page 18 265389628   les amis   LES ANECDOTES  HISTORIQUES,  DROLES OU ENCORE INSOLITES - Page 18 875551000 


A bon chat, bon rat


Se dit de ceux qui luttent à forces égales

Ce proverbe qui était déjà connu au XVIIe siècle, était surtout employé entre gens de guerre pour désigner deux adversaires de la même force aux prises l’un avec l’autre. A cette époque, on disait : A bon assailleur, bon défendeur, voulant faire entendre que deux adversaires en présence peuvent se battre avec les mêmes avantages. Au Moyen Age, on disait : Un Roland pour un Olivier, ce qui signifiait exactement la même chose.

Un auteur latin, Térence, a dit : Par pari respondere, qui veut dire : Répondre d’égal à égal. Pour bien saisir la portée de ce proverbe, il faut lire la fable de La Fontaine (livre  ;III, fable 16) ayant pour titre : le Chat et le vieux Rat, dans laquelle il est démontré qu’il faut savoir déjouer la ruse par la prudence.

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Voici, en quelques mots, comment le fabuliste s’explique : « Rodilardus était un chat rusé, il savait plus d’un tour et avait croqué maints rats et souris. Une fois, pour mieux les saisir, il s’était suspendu à un meuble et lorsqu’il avait vu rôder sous lui un certain nombre de ces animaux, il s’était laissé retomber sur ses pattes et avait attrapé les moins alertes qu’il avait croqués, bien entendu. En dernier lieu, il s’était roulé dans de la farine, et, pour mieux tromper les rôdeurs, était resté dans une immobilité complète. Mais il avait fini par trouver un adversaire digne de lui dans un vieux rat, qui avait payé son expérience au prix de sa queue perdue à la bataille. »

Laissons parler La Fontaine par l’organe de ce vieux rat :
Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,
S’écria-t-il de loin au général des chats.
Je soupçonne dessous encor quelque machine,
Rien ne te sert d’être farine,
Car, quand tu serais sac, je n’approcherais pas.
C’était bien dit à lui : j’approuve sa prudence ;
Il était expérimenté
Et savait que la méfiance
Est mère de la sûreté.

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Message par THIERRY 25 Lun 25 Aoû - 8:42

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Le mot « amour » n’est pas français


Ce sont les troubadours occitans qui ont apporté l’amour à la langue française !

Le cliché concède aux Françaises et Français une réussite particulière dans le domaine amoureux (le fameux french lover). Étonnamment, le mot « amour » n’est pas vraiment français.

Son origine est bien latine : amor signifie « amour, affection » en latin. Pour autant, c’est par l’occitan des troubadours1 (appelé limousin ou provençal selon les contextes et époques) que le mot nous est parvenu tel quel : amor (prononcé « amour »).

Scène médiévale d'amour courtois
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Il suffit de constater l’évolution étymologique qu’aurait dû logiquement suivre l’amor latin en français. Les mots latins terminés en -or ont évolué phonétiquement en -eur :

favor -> faveur
rigor -> rigueur
rancor -> rancœur
labor -> labeur

Le latin amor avait ainsi initialement donné le mot ameur en français. Ce dernier a depuis plusieurs siècles laissé place à l’amour occitan dans la langue de Molière.

Pour la rime, sachez que le mot humour n’est pas français non plus.
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Message par Invité Lun 25 Aoû - 11:09

LES ANECDOTES  HISTORIQUES,  DROLES OU ENCORE INSOLITES - Page 18 565987 LES POTOS

LA BOUTEILLE A L'ENCRE

IGNIFICATION :
Situation obscure, peu claire.

ORIGINE :
L’expression est née au XVIIIe siècle sous la forme "clair comme la bouteille à l'encre". Elle est le reflet d’une constatation toute simple. Autrefois, on écrivait avec de l’encre qui était contenue dans un encrier. Lorsque ce dernier était vide, il gardait une grande opacité à cause des restes d’encre qui restaient sur les parois de l’objet. C’est devenu une image pour faire référence à une situation peu claire.

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Message par THIERRY 25 Lun 25 Aoû - 14:40

BIEN VU extra , merci et bon APRè ...
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Message par Invité Mar 26 Aoû - 6:48

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Auberges françaises au XVIe siècle (Les)


Je me suis aperçu que j’avais passé les Pyrénées lorsque je suis entré dans les auberges. Quelles bonnes, quelles excellentes auberges ! On y est aussi bien et mieux que chez soi. Quelle différence avec les auberges de l’Espagne, où l’on est obligé de tout porter, excepté l’huile, le vinaigre et le sel. Ici, tous les aubergistes, tous les cabaretiers, tous les taverniers, ont des lettres du roi.

Ici, toutes les maisons où l’on donne à coucher, à manger, portent écrit en gros caractères : Hostellerie, Cabaret, Taverne par la permission du Roi.

LES AUBERGES DE VOYAGEURS A PIED : Ici, il y a des auberges où l’on ne loge que les gens à pied. On lit sur la principale porte, en gros caractères : Dinée du voyageur à pied, six sols ; couchée du voyageur à pied, huit sols (ordonnance relative aux taux des hôtelleries, 21 mars 1579).

LES AUBERGES DE VOYAGEURS A CHEVAL : Ici, il y a aussi des auberges où l’on ne loge que les gens à cheval. On lit sur la principale porte, en gros caractères :Dinée du voyageur à cheval, douze sols couchée du voyageur à cheval, vingt sols.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ancienne Salle à manger de l’auberge
de l’Aigle d’Or, à Evron (Mayenne).

Un voyageur à pied voudrait dîner, souper splendidement comme un voyageur à cheval, il ne le pourrait ; un voyageur à cheval voudrait dîner, souper sobrement comme un voyageur à pied, il ne le pourrait pas non plus. Les lois françaises empêchent l’un de trop dépenser, l’autre de ne pas dépenser assez.

LES REPUES : Je note que les auberges marquées pour le dîner des voyageurs, où quelquefois l’on est traité assez peu chrétiennement, où l’on est quelquefois exposé à mettre sous sa fourchette du corbeau, du serpent, du cheval, et d’autres viandes de cette espèce, que depuis quelques années le siège de Sancerre a ajouté aux aliments en usage, sont dans les itinéraires nommées repues.

LES GÎTES : Et que les auberges où l’on couche y sont nommées gîtes. J’ai trouvé celles-ci incomparablement meilleures : vastes écuries, vastes remises, vastes salles, grandes tables, grands feux, belle vaisselle d’argent, beaux lits de soie. La magnificence de ces auberges s’annonce même à l’enseigne, pendue sous de beaux grillages dorés. Je pensais et je devais naturellement penser que les troncs pour les pauvres étaient plus pleins dans les gîtes que dans les repues ; j’ai appris que c’était le contraire. Peut-être dans la nature humaine, midi est-il une meilleure heure d’aumône que l’heure où l’on se couche, où l’on se lève.

LES AUBERGISTES : On dit que les Français sont les plus polis des hommes ; on devrait ajouter que les aubergistes sont les plus polis des Français. Dès que vous entrez dans une auberge, vous êtes accueilli par la gracieuse figure de votre ami. A la vérité, quand vous ne payez pas votre dépense, l’aubergiste vous fait conduire tout droit en prison, ou du moins vous fait saisir votre cheval , mais pourquoi, sans argent, se mettre en voyage ? Depuis quelques années les aubergistes sont fort imposés ; ils vous le disent. Plusieurs, à cause des services qu’eux ou leurs prédécesseurs ont rendus à l’état, sont francs d’impôts ; ils vous le disent encore plus volontiers. Maintenant les aubergistes ne vous désarment plus et, ce qui est bien autrement important, ils ne sont plus maintenant divisés en royalistes et en ligueurs. Vous n’êtes plus obligé quand vous arrivez dans une ville, de réformer vos opinions suivant que l’enseigne où vous allez loger représente Henri III, le duc de Guise, l’écusson de France, la croix de Lorraine.

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Message par Invité Mer 27 Aoû - 7:16

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A d’autres, dénicheur de merles


Dans le recueil facétieux de Boursault (tome II, page 153), publié en 17S8 et ayant pour titre : Lettres nouvelles, on trouve comme explication de cette locution proverbiale tant soit peu originale, l’anecdote suivante :

« Un paysan, s’étant accusé à confesse d’avoir brisé une haie pour aller reconnaître un nid de merles, le confesseur lui demanda s’il avait enlevé les merles. – Non, répondit le paysan ; ils n’étaient pas encore assez gros ; je les ai laissés pour qu’ils puissent croître jusqu’à samedi ; j’irai alors les dénicher, afin de les faire fricasser dimanche. Que fit le curé. Il profita du renseignement (qui cependant lui avait été donné sous le sceau du secret), et s’en alla le vendredi matin dénicher lui-même les oiseaux. Le samedi, le paysan se leva de grand matin, mais trouva la place vide.

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« Il en fut consterné tout d’abord, puis il eut un doute que le curé lui avait fait une supercherie ; néanmoins il n’osa rien dire. Quelque temps après, le paysan qui avait encore sur le cœur le tour que lui avait joué le curé retourna à confesse. Le prêtre lui fit une question sur une particularité de son existence ; mais le paysan, se méfiant de lui, répondit par ces mots : A d’autres, dénicheur de merles ; je ne me laisse pas attraper deux fois. »

Le récit de cette anecdote apprend l’usage que l’on doit faire de cette locution proverbiale. On l’emploie contre ceux que l’on croit vous avoir trompé à votre insu, pour leur donner à entendre qu’on n’ignore pas ce qu’ils ont fait et que l’on ne veut pas être de nouveau leur dupe.

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Message par Invité Jeu 28 Aoû - 6:32

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Coucou (Préjugé sur le chant du)

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Il paraît qu’en Bretagne on croit que cela porte bonheur d’entendre chanter les coucous.

Deux frères travaillaient dans un champ.
Un coucou chante ; l’un des deux frères dit à l’autre :
— Je l’ai entendu chanter le premier ; c’est pour moi qu’il a chanté. Je vais tout de suite acheter la maison de mon voisin dont j’ai envie depuis longtemps.

— Non, dit l’autre ; c’est pour moi. Je vais aller vendre ma jument au marché ; je suis sûr que j’en tirerai un grand prix.

— Mais non, c’est pour moi. Allons tous deux trouver le juge.

Ils vont trouver le juge, et lui disent :
— Vous avez beaucoup d’expérience ; vous allez nous tirer d’incertitude. Mon frère dit que c’est pour lui que le coucou a chanté, et moi je dis que c’est pour moi.

Le juge, après avoir beaucoup réfléchi, leur dit :
— Mettez d’abord là chacun un petit écu.

Puis, quand tous deux eurent déposé leur obole, il mit le tout dans sa poche, et leur répondit :
— Vous voyez bien que c’est pour moi que le coucou a chanté.

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Message par alain90 Jeu 28 Aoû - 11:48

Le président de la République Française est co-prince d’Andorre



Un héritage qui date d’Henri IV et des comtes de Foix !


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La Principauté d’Andorre n’a pas de souverain à proprement parler : l’autorité est partagée entre l’évêque d’Urgell en Catalogne (Espagne) et le chef de l’exécutif français. Chacun est co-prince d’Andorre.

Il faut remonter aux prémices de l’histoire de la petite principauté des Pyrénées pour comprendre ce partage de souveraineté. Au XIIème siècle, la suzeraineté d’Andorre revient au diocèse d’Urgell, administré par l’évêque. Craignant de perdre leur territoire face aux nobles locaux, les ecclésiastiques finissent par signer un traité avec le seigneur catalan Arnaud de Caboet : Andorre, toujours sous suzeraineté des évêques d’Urgell devient un fief des Caboet. Par le jeu des héritages, ce sont les comtes de Foix qui finiront par hériter du fief au début du XIIIème siècle.

Mais les relations sont tendues entre les comtes de Foix et les évêques d’Urgell. La situation sera résolue en 1278 avec la signature d’un paréage (pariatge en catalan) qui partage officiellement la souveraineté d’Andorre entre un co-prince ecclésiastique et un co-prince laïc.

Héritier du comté de Foix et donc de la co-principauté d’Andorre, Henri IV attache au titre de roi de France celui de co-prince d’Andorre. Après la Révolution, la République Française n’exerce pas de souveraineté sur Andorre, l’évêque d’Urgell devenant le seul co-prince. Napoléon finira par revendiquer la continuité de la co-souveraineté française sur Andorre, quel que soit le souverain français.

Ce qui explique qu’aujourd’hui encore, les présidents de la République Française sont co-princes laïcs d’Andorre !
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Message par Invité Ven 29 Aoû - 7:52

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Avoir été au  trépassement d’un chat


Voir trouble, avoir la berlue

Ce dicton est rapporté dans la Comédie des proverbes et employé par Molière dans le Festin de Pierre (acte II, scène 1).

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Son origine se rattache à une superstition populaire qui attribue au diable et aux sorciers le pouvoir de faire danser des fantômes devant les yeux d’une personne qu’ils veulent punir d’avoir coopéré ou assisté à la malemort d’un chat, qui, comme on sait, est un de leurs animaux favoris.

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Message par Invité Sam 30 Aoû - 5:54

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Arbre de la Liberté dépouillé de ses cocardes et rubans tricolores, vol de bonnets de police


Un jugement du Tribunal d’appel de la police correctionnelle en date de 1794 nous apprend qu’ivres sans doute, les dénommés Lemaire et Ducand aperçoivent au sortir d’un cabaret, l’arbre de la Liberté planté devant le corps-de-garde, qui se trouve à l’extrémité du Pont-au-Change. Ducand forme le projet de monter au haut de cet arbre...

Lemaire l’en défie ; Ducand croit que son honneur lui défend de reculer. Il s’élève jusqu’à la cime de l’arbre, et en arrache des cocardes et des rubans aux couleurs nationales. Lemaire veut imiter son collègue ; la garde nationale s’y oppose. Lemaire répond par des injures ; on l’arrête ; on arrête Ducand ; on arrête Perrotot et Vescel, surpris dans l’attroupement qu’avaient excité cette audace et cette profanation.

Au corps-de-garde, Lemaire outrage les volontaires, s’oubliant même au point d’en frapper plusieurs. On les conduit tous devant le commissaire de police. Perrotot et Vescel donnant la caution qu’exige la loi, conservent leur liberté, mais le commissaire met en état d’arrestation Ducand et Lemaire.

Le Tribunal de la police correctionnelle condamne Ducand à trois mois d’emprisonnement dans la maison de correction, Lemaire à la même peine et à 50 livres d’amende, défendant à Vescel et à Perrotot de récidiver ; et comme ils se sont représentés, il prononce la décharge de leurs cautions. Ordre est donné d’imprimer le jugement à 100 exemplaires, dont 10 seront affichés aux frais de Lemaire et Ducand. En outre, il est exigé que les rubans et cocardes arrachés de l’arbre de la Liberté, soient remis à la garde nationale.

Mais Lemaire et Ducand interjettent appel de ce jugement, invoquant les deux motifs suivants : ils prétendent non seulement qu’ils étaient ivres, et qu’il n’existe par ailleurs aucune preuve du délit qu’on leur impute. La Gazette des tribunaux attire l’attention du lecteur sur le fait que l’ivresse n’opère point d’excuse légale ; qu’en outre les déclarations et dépositions des témoins étaient tranchantes et décisives.

Le commissaire national conclut à la confirmation du jugement. Le Tribunal, attendu qu’il résulte, tant du procès-verbal, dressé par le commissaire de police, que des dépositions des témoins, que Nicolas Ducand a excité du tumulte et a troublé la tranquillité publique en montant à l’arbre de la Liberté qui venait d’être planté au-devant du corps-de-garde, étant au bas du Pont-au-Change, et en arrachant une cocarde et des rubans aux couleurs nationales, ce qui est une profanation du signe de la liberté, et qu’il a encouru la peine portée par l’article 28 du titre 2 de la loi sur la police correctionnelle.

Attendu pareillement, qu’il résulte du même procès-verbal, et des dépositions des témoins, que François Lemaire a outragé, et même frappé la garde nationale en fonctions, et qu’il a encouru les peines portées par les articles 19 et 20 de la même loi.

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Plantation d’un arbre de la Liberté

Met l’appellation au néant : ordonne que le jugement, dont est appel, soit exécuté selon sa forme et teneur ; condamne les appelants à l’amende. Ordonne que ce jugement soit imprimé, au nombre de 100 exemplaires, et affiché au nombre de 10, aux frais de Ducand et Lemaire.

Un jugement du Tribunal criminel du département de Paris nous apprend que les gardes d’un magasin national, établi dans la maison du bon Pasteur, rue du Cherche-Midi, assurés de la disparition de différents objets, chemises, guêtres, etc., s’attachent à en découvrir la cause. Montois, garçon du magasin, avait vendu deux bonnets de police, à raison de 3 livres le bonnet, l’un à Mau, l’autre à un postillon. Il en était convenu. On le soupçonne du vol des effets qui manquent. On le questionne. Il affirme qu’il n’a rien pris.

On lui propose de faire une perquisition dans sa chambre. Il n’ose s’y refuser. Guyard, garde-magasin, plusieurs de ses confrères, et quelques garçons, s’y transportent. Ils y trouvent sept bonnets de police, sept chemises et huit paires de bas, deux des bonnets portant l’empreinte de l’administration, et les noms, l’un d’Echian, l’autre de Soulier : c’étaient des échantillons destinés à rester dans le magasin.

On porte ces objets au comité de police de la section du Bonnet Rouge, où l’on conduit Montois. Il soutient que les effets trouvés dans sa chambre lui appartiennent ; que des fournisseurs lui ont donnné les bonnets de police à l’époque où il était garçon d’un autre magasin, du magasin de Trainel. Le commissaire l’envoie au directeur du juré d’accusation du sixième arrondissement. Dans son interrogatoire, le prévenu réitère ses déclarations, mais les questions pressantes du directeur lui arrachent l’aveu du vol des deux bonnets marqués de l’empreinte de l’administration. « Je me suis rendu coupable de ce délit, ajoute Montois, parce que j’étais ivre ».

L’acte d’accusation mentionne qu’à l’audience, le débat dissipe jusqu’à l’ombre du doute. Le juré de jugement déclare : « 1° Qu’il a été pris des bonnets de police, dans un magasin appartenant à la Nation ; 2° Que Montois est convaincu de les avoir pris ; 3° Qu’il les a pris dans l’intention de voler ; 4° Que la valeur des effets volés est de 10 livres et au-dessus ».

Le Tribunal, après avoir entendu l’accusateur public, condamne Daniel-Joseph Montois, à la peine de quatre années de fers, conformément à l’article 6 de la section 5 du titre I de la seconde partie du Code pénal, dont il a été fait lecture. Le condamne, en outre, à être préalablement exposé aux regards du peuple pendant six heures, etc., conformément à l’article 28 du titre premier de la première partie du même code. Ordonne que tous les bonnets de police, déposés au greffe, pour servir de pièces à conviction, soient rendus à Guyard, garde-magasin national, à qui ils avaient été confiés.

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Message par mosto Sam 30 Aoû - 10:58

Dans les beaux quartiers de la capitale, un clochard s’approche d’une femme distinguée qui est en train de faire du lèche-vitrines.

Le pauvre homme lui dit d’un air implorant:
- Madame, je n’ai pas mangé depuis une semaine !

La femme le regarde et lui dit :
- Mon Dieu ! Je vous félicite… Si seulement j’avais votre volonté.
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Message par Invité Lun 1 Sep - 6:55

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Acheter chat en poche

C’est conclure un marché sans voir l’objet de l’acquisition et sans en connaître la valeur ou bien terminer une affaire sans l’examiner

Le mot poche que quelques paysans français prononcent encore pouche est ici le synonyme de sac ; c’est comme si l’on disait : Acheter un chat enfermé dans un sac, c’est-à-dire sans le voir, ce qui est le fait de quiconque commet une imprudence ou agit avec simplicité.

L’usage de ce proverbe doit remonter au XVIe siècle, où l’on disait alors : Folie est d’achepter chat en sac. A la même époque, Montaigne, dans ses Essais (chap. Ier) disait à propos d’un cheval  : Vous n’achetez pas chat en poche ; eh bien, si vous marchandez un cheval vous luy ostez ses bardes (lui ôtez ses harnais), pour le voir nud et à descouvert (nu et à découvert). Plus récemment, Molière, dans sa comédie de M. de Pourceaugnac, 1669 (acte II, scène 7), fait dire à l’acteur : Vous êtes-vous mis dans la tête que Léonard de Pourceaugnac soit un homme à acheter chat en poche.

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Les Allemands disent : Die Katze in Sacke kaufen (acheter). Les Espagnols : Comprar (acheter) gato in sacco, et les Italiens : Comprare il gatto nel sacco ; toutes expressions similaires.

Quant à l’origine du proverbe, il doit provenir de l’usage, du reste, fort prudent, adopté dans tous les pays, de renfermer dans un sac le chat que l’on veut vendre ou donner. Mais, à défaut d’origine moderne, on pourrait encore l’attribuer aux Latins qui disaient : Emere catulum in sacco, voulant dire : Acheter un petit chien en sac. Les Anglais se servent d’une expression qui est l’équivalent de notre proverbe et que voici : To buy a pig in poke, qui signifie : Acheter un cochon en sac.

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Message par alain90 Lun 1 Sep - 10:10

LES ANECDOTES  HISTORIQUES,  DROLES OU ENCORE INSOLITES - Page 18 1352686948   Savais pas.



Les loutres se tiennent par la patte quand elles dorment comme ça elles ne dérivent pas loin l’une de l’autre



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Message par Invité Mer 3 Sep - 6:55

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A bon vin pas d’enseigne

Ce qui est bon se fait assez connaître par ses qualités sans avoir besoin d’être vanté

Cette locution proverbiale nous vient d’un proverbe latin dont l’auteur s’appelait Columelle : Vino vendibili suspensa hedera non opus est, dont la traduction est Au vin qui se vend bien il ne faut pas de lierre suspendu, c’est-à-dire de bouquets de lierre pour enseigne.

Car, l’usage de mettre des branches de cette plante à la porte des débits de vin est très ancien ; il subsiste encore en Suisse et dans certaines parties de la France. Le lierre était la plante consacrée jadis au dieu Bacchus. Actuellement, on se sert indifféremment du lierre ou du houx.

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On a dit aussi au XVIIe siècle : A bon vin il ne faut pas de bouchon – le mot bouchon désignant ici un petit paquet de paille ou d’herbe qu’on met à la porte d’un cabaret –, ce qui signifie que les bonnes choses n’ont pas besoin d’être vantées et qu’une personne, instruite ou habile dans son industrie ou dans son art, n’a pas besoin de recommandation.

De même tout écrivain qui fait prôner ses productions pour en assurer la vente fait revivre l’usage que suivaient les cabaretiers d’autrefois qui, non contents d’avoir une belle enseigne devant leur débit, faisaient encore crier leur vin par les rues, afin d’en augmenter la vente.

Telle est l’opinion à ce sujet de deux auteurs latins qui ont émis chacun une idée analogue. Voici les paroles de Plaute : Proba merx facile emptorem reperit, ce qui veut dire : La bonne marchandise trouve facilement un acheteur ; puis celles d’Horace :
Largius aequo,
Laudat venales qui vult extrudere merces.

dont voici la traduction : Celui qui veut vendre ses marchandises en fait l’éloge plus qu’il ne le faudrait. Les Espagnols disent : El bon vino la venta trahe consigo, ce qui signifie : Le bon vin porte sa vente en soi.

On peut donc tirer de ce proverbe cet axiome que les bonnes choses en tout genre se recommandent suffisamment par leur propre valeur, sans avoir besoin d’être pompeusement annoncées et qu’il n’est pas nécessaire d’attirer l’attention du public sur un bon vin par une image quelconque.

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Message par Invité Jeu 4 Sep - 7:20

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Bile (La) ferait-elle le moine ?

En décidant d’employer de l’or inutile aux moines au soulagement des pauvres, le roi Clovis II s’attira les foudres de religieux n’hésitant pas à le qualifier d’ignoble, avant de se raviser moyennant quelque privilège

Clovis II (devenu roi des Francs en 657) avait enlevé de l’église de Saint-Denis quelques lames d’or qui couvraient les tombeaux de saint Denis et de ses compagnons, et avait employé cet or inutile au soulagement des pauvres. Mais les moines, qui en ces siècles reculés, montraient une délicatesse extrême sur tout ce qui concernait leurs intérêts, se plaignirent. L’action charitable de Clovis II touchant à leur trésor, ils dirent tout haut qu’il était un prince abandonné à toutes sortes de vices, un débauché, un ivrogne, un brutal, un homme sans cœur, qui n’avait rien fait de bien pendant toute sa vie.

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La bile ne fait pas le moine

Ce fut pour les dédommager que, dans un concile tenu exprès à Clichy, le roi déclara l’abbaye de Saint-Denis exempte de toute juridiction, et obtint des évêques assemblés qu’elle serait indépendante de l’évêque de Paris et de tout autre ; qu’elle ne payerait point de redevances ; que ses hommes de corps seraient exempts de tailles envers le roi, etc., Les mêmes qui avaient fustigé l’action royale, publièrent partout que Clovis était un grand roi, sage, vaillant, brave, équitable, plein de religion, et très agréable à Dieu. (Saint-Foix, Essais historiques, tome I)

Au reste, les moines achetèrent dans la suite ces sortes d’exemptions à la cour de Rome ; et l’on peut voir, dans la lettre de Pierre de Blois au pape Alexandre III, que les communautés religieuses pouvaient alors s’affranchir de la juridiction des évêques, en payant à la cour de Rome quelques onces d’or.

Avant le règne de Louis VII (1137-1180), quand le roi arrivait à Paris, les officiers attachés à sa personne prenaient des matelas et des meubles, dans la première maison qui se présentait devant eux ; et les bourgeois de Paris étaient obligés de fournir les gens du roi des choses dont ils avaient besoin, pendant leur séjour dans la capitale. Louis VII les en exempta, « pour le salut de son âme, et pour le repos des rois ses prédécesseurs ».

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Message par alain90 Jeu 4 Sep - 10:17

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La Norvège a déjà fait chevalier un manchot. Voici Sir Nils Olav, colonel de l’armée norvégienne.


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Les papillons utilisent leurs pieds pour goûter.

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Message par Invité Lun 15 Sep - 7:21

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Accommoder quelqu’un de toutes pièces


C’est nuire à la réputation de quelqu’un et le décrier de toutes les façons

Voici deux vers tirés de la comédie de Molière intitulée : l’Ecole des Femmes, 1662 (acte Ier, scène Ire), où l’auteur s’est servi de cette expression :
Est-ce qu’on n’en voit pas de toutes les espèces,
Qui sont accommodés chez eux de toutes pièces.

Le même auteur, dans son autre comédie ayant pour titre l’Avare, 1667 (acte III, scène VI), dit ceci : « Enfin, que voulez-vous que je vous dise ! On ne saurait aller nulle part où l’on ne vous entende accommoder de toutes pièces. Vous êtes la fable et la risée de tout le monde. »

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Le verbe accommoder a signifié aussi habiller, arranger, équiper, comme le prouve cette citation de l’historien Brantôme (XVIe siècle) : « Le marquis de Pescaire (gouverneur de Milan sous Charles-Quint) s’estoit accommodé d’un fort grand panache à salade (casque) si couvert de papillottes que rien plus, ainsi que les plumassiers de Milan s’en font dire de très bons et ingénieux maîtres et en avaient donné un de même au chanfrein (partie de la tête du cheval qui s’étend des oreilles au naseau) de son cheval ». Il pouvait donc se faire que l’on eût fait suivre le dit verbe accommoder de ce régime de toutes pièces pour signifier, dans le sens propre, qu’un chevalier était en possession de toutes les parties de son armure et qu’il ne manquait rien à son équipement.

Quant à l’origine de cette locution proverbiale, on pourrait la faire remonter aux temps de la chevalerie ; car, à cette époque, nos ancêtres, pour signifier armer quelqu’un chevalier, se servaient du mot adouber, qui voulait dire équiper, habiller. En voici un exemple tiré du roman d’Aubry :
Raoul l’adoube qui estoit ses amis
Premiers li chauce ses esporons massifs
Et puis li a li branc au costel mis.

(Raoul qui était de ses amis l’équipe ; le premier, il lui chausse ses éperons massifs et puis l’un et l’autre lui ont mis l’épée au côté.

Voici un autre exemple pris dans l’Ordene de Chevalerie de Barbazan (vers 254) :
Sire, chou est li remembranche
De chelui qui l’a adoubé
A chevalier et ordené.

(Sire, c’est le souvenir de celui qui l’a équipé et confirmé chevalier)

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Message par Invité Mer 17 Sep - 9:35

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Automotive (L’) : solution pour endiguer la pénurie de carburant ?


En 1925, Claude Gevel, du Petit Parisien, anticipant la pénurie de carburant qui affectera selon lui le monde de 1975, décrit l’automotive en laquelle il voit la solution non dénuée d’humour qu’aura alors trouvée un astucieux inventeur pour diminuer la consommation des véhicules de 80%

Le dernier numéro du journal Science et Vie, c’est-à-dire celui du 30 mai 1975, publie à la rubrique Projets et Découvertes cette information sensationnelle dont le caractère pratique, d’intérêt hautement général, n’échappera pas à nos lecteurs :

L’invention que vient de mettre au point l’ingénieur en chef des ponts et chaussées X... (il nous prie de taire encore son nom par cette horreur de la réclame qui caractérise des savants de notre République communisto-libérale) va permettre de réaliser un immense pas en avant à la question si délicate des transports et communications. Elle est déjà du reste passée à la période de réalisation, grâce à une puissante société qui a obtenu tous pouvoirs et autorisations nécessaires pour l’exploiter.

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L’automotive de 1975 dans l’imagination de Claude Gevel en 1925

M. X. que son travail, en semaine, et son plaisir le dimanche, obligent à circuler constamment sur nos routes, a constaté, comme chacun de nous a pu le remarquer, qu’elles étaient encombrées par une suite ininterrompue d’automobiles, se succédant à une distance variant entre vingt à cinquante centimètres. Chacune de ces voitures a naturellement son conducteur et fait sa dépense personnelle d’essence, huile, etc.

Ce moyen de circuler avait peut-être sa raison d’être, il y a vingt, trente ou cinquante ans, lorsque les véhicules automobiles, en nombre notablement inférieur à celui d’aujourd’hui, se suivaient à quelque vingt mètres d’intervalle, comme cela ce passait, paraît-il, vers 1925. Mais de nos jours, outre la fréquence d’accidents causés par une énorme succession de voitures indépendantes et si rapprochées, il y a une grave question qui se pose, celle du carburant dont la quantité diminue dans le monde entier de façon inquiétante.

Le projet de M. X. va permettre de remédier à ces deux inconvénients. Il a inventé en effet une voiture motrice de très forte puissance qui se placerait en tête du convoi des voitures particulières et à laquelle il suffirait de relier, par un système d’attaches mobiles, les voitures l’une après l’autre pour que la motrice, à laquelle M. X. donne le nom d’automotive, se charge d’entraîner une vingtaine de véhicules. La dépense de carburant sera, d’après les chiffres de M. X. réduite de 80%. Elle serait comme de juste répartie entre les occupants des voitures entraînées.

Il y aurait pour chaque route un nombre de voyages fixes, à des heures connues d’avance aux points de départ et d’arrivée. Certains voyages se feraient directement entre deux grandes localités. Des arrêts seraient prévus pour les autres. La société, qui ne recule devant aucune hardiesse, envisage aussi la possibilité de diminuer considérablement l’usure si coûteuse et des routes et des pneus.

A cet effet, elle est en pourparler avec l’administration pour obtenir la concession des bas-côtés de chaque route importante, où elle établirait deux lignes ferrées, sur lesquelles les voitures rouleraient dans des conditions de douceur et d’économie inégalables. Où s’arrêtera l’esprit d’invention et d’initiative des êtres humains ?

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Message par alain90 Mer 17 Sep - 11:56

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La reine Elisabeth II oubliée





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Il y a quelques années, un incident diplomatique a marqué la commémoration du débarquement en Normandie. L’Elysée a tout simplement oublié d’inviter la reine Elisabeth II. Shocking :
«En juin 2009, des cérémonies grandioses sont organisées à Omaha beach, en Normandie, pour commémorer le débarquement allié de 1944. Les services du protocole ont bien pensé à une brochette de chefs d’Etat, au premier rang desquels Barack Obama et le Premier ministre britannique Gordon Brown. Mais ils ont oublié Sa Gracieuse Majesté, qui a pourtant reçu l’année précédente, et en grandes pompes, Nicolas Sarkozy et sa jeune épouse Carla. Elisabeth reçoit au dernier moment un carton d’invitation auquel elle a l’élégance de répondre : «Il y aura d’autres 6 juin.»
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Message par Invité Ven 19 Sep - 8:51

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Briller par son absence

Locution employée pour désigner toute personne dont l’absence est facilement remarquée

On se sert aussi de ces mots comme d’une plaisanterie. Voici l’origine que l’on a donné à cette locution proverbiale : « Un parent du ministre Colbert, alors intendant des galères de Marseille, avait réuni les portraits d’une centaine de personnages célèbres du XVIIe siècle.

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Comme son désir était de les faire graver, il pria Charles Perrault, l’auteur des contes, de rédiger des notices qui devaient accompagner chacun de ces portraits. Celui-ci accepta volontiers la tâche et fit paraître en 1696, à Paris, un ouvrage en deux volumes, intitulé : Les éloges des hommes illustres du XVIIe siècle.

« Mais les jésuites virent d’un mauvais œil que les noms d’Arnault et de Pascal, qu’ils réprouvaient, fussent placés dans cette galerie et ils obtinrent qu’on supprimât ces deux noms. Cependant, comme depuis longtemps, le public se montrait beaucoup plus favorable à la cause des habitants de Port-Royal, on se moqua des jésuites en leur appliquant la fameuse phrase de Tacite prononcée à l’occasion des funérailles de Junie (Annales, livre III, chapitre 37) : Praefulgebant Cassius atque Brutus, eo ipso effigies eorum non videbantur, ce qui signifie : Cassius et Brutus y brillaient d’autant mieux que leurs images étaient absentes.

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Message par Invité Ven 19 Sep - 18:42

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ETRE COMME CHAT ET CHIEN

On a toujours considéré comme une vérité générale qu’entre toutous et matous, c’était la guerre ouverte. Cette conviction ne date pas d’hier. Au XVIème siècle déjà, pour désigner deux personnes qui ne pouvaient pas se supporter, on employait l’expression : « être amis comme le chien et le chat », devenu aujourd’hui « être comme chien et chat. »
Les exemples de notre quotidien confirment également cette réputée haine existant entre les deux mammifères. En effet, il est plus fréquent de voir un molosse courir après un chat de gouttière que ces deux compères se serrer la patte. Mais alors d’où vient cette « animosité » présente entre chiens et chats ?

Chien ou chat : à qui la faute ?
Pour certains, la responsabilité reviendrait au meilleur ami de l’homme qui considèrerait davantage le chat comme un gibier intéressant que comme un ami potentiel. D’autres prétendent que c’est leur système de communication inversés qui serait à l’origine de cette mésentente. Exemple : Le fait de remuer la queue qui est significatif de joie pour les chiens et d’agacement pour les chats.
D’autres, enfin, expliquent tout simplement que ce sont deux espèces différentes, et donc pas faites pour vivre ensemble. Et pourtant, malgré ces nombreuses raisons de se détester, il arrive que nos deux ennemis jurés de toujours s’entendent comme larrons en foire !
Chien et chat : l’amour fou
« Cali mon chat et Plumo, mon malinois ne se quittent pas. Ils passent leur temps à jouer ensemble et le soir venu, ils se blottissent l’un contre l’autre pour dormir. » nous dit Nicolas, 28 ans.
« Notre chatte siamoise s’est pris d’affection pour notre vieux labrador et celui-ci ne bronche pas lorsqu’elle se frotte contre lui. » déclarent Pierre et Marie-Laure, 76 et 72 ans.
« Entre Rocky mon chaton et ma chienne Opale, c’est l’amour fou. Il la prend pour sa mère et la tête sans arrêt tandis que celle-ci, ravie, se laisse faire en lui cherchant les puces. » se félicite Sylvie, 47 ans.
Mais alors à quoi est dû cet étrange phénomène loin de nos aprioris et plus rependu qu’on ne l’imagine ? La plupart des gens répondront qu’il n’y a qu’en habituant chien et chat à cohabiter depuis leur plus jeune âge que l’on peut obtenir une entente parfaite. En un sens ils ont raison. Cela facilitera énormément les choses pour nos deux compagnons.
Mais dans ce domaine là, comme chez les humains, chaque individu est différent et c’est avant tout une histoire de caractère. On peut adopter un chiot et un chat en même temps, s’ils ne peuvent toujours pas « se sentir » au bout de quelques mois, cela n’ira pas en s’arrangeant. Le problème ne viendrait plus de l’espèce mais de l’incompatibilité des caractères.
Au contraire, même si cela est un peu plus rare, un chien et un chat adultes qui ne se connaissent pas peuvent très bien, après avoir surmonté leur méfiance naturelle, se mettre à cohabiter paisiblement voire à s’adorer et ne plus vouloir se quitter.
Des limites à respecter
En tout les cas, ces comportements inhabituels ont tendance à attendrir le propriétaire qui laisse faire. Attention cependant à ne pas dépasser certaines limites pour le bien être des deux animaux :
Le cas du chaton qui tête la chienne est un exemple qu’il ne faut pas reproduire car celle-ci risque de faire une grossesse nerveuse et d’avoir une montée de lait dangereuse pour sa santé. Il existe un traitement mais il est très couteux. Il vaut donc mieux les séparer lorsque vous voyez le chaton téter.
Etablir l’entente cordiale
Enfin pour les malheureux propriétaires qui auraient encore chez eux le schéma classique, (à savoir un canidé furieux qui aboie après une boule de poils réfugiée sur la branche la plus haute de l’arbre du voisin rendant ainsi nécessaire l’intervention des pompiers), voici quelques conseils pour améliorer la situation :
- Accordez autant d’affection aux deux espèces et faites en sorte qu’aucun privilège ne soit fait à l’un et pas à l’autre.
- Séparez- les au moment des repas.
- Chacun doit avoir sa place, aussi éloignée que possible, si entre eux c’est vraiment la guérilla.
- Enfin, laissez faire dame nature, si ce n’est pas une question d’incompatibilité de caractères, leur relation peut passer de l’hostilité à une indifférence pacifique, puis à une entente cordiale et enfin pourquoi pas, à la grande amitié !
Plus comme chiens et chats mais copains comme cochons…pas bête, non ?

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Message par Invité Sam 20 Sep - 22:31

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Le faux ami ressemble à l’ombre du cadran

Le faux ami disparaît lorsque les temps deviennent sombres

Cette ombre, comme on sait, se montre lorsque le soleil brille, et elle n’est plus visible quand il est voilé par les nuages.
De là ce quatrain de Gobet :
Tel qui se dit un ami sûr
Est en tout point semblable à l’ombre,
Qui paraît quand le ciel est pur,
Et disparaît quand il est sombre.

« Tant que vous serez heureux, dit Ovide, vous compterez beaucoup d’amis ; si les temps deviennent sombres, vous serez seul. » Ce que le poète du XIXe siècle François Ponsard a traduit dans ces deux vers de sa comédie intitulée : l’Honneur et l’Argent.
Heureux, vous trouverez des amitiés sans nombre,
Mais vous resterez seul, si le temps devient sombre.

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Les anciens comparaient les faux amis aux hirondelles, qui viennent dans la belle saison et s’en vont dans la mauvaise. Le peuple de Paris les assimilait aux cochers de fiacre, qu’on trouve toujours sur place quand il fait beau temps, et qu’on n’y rencontre plus dès qu’il pleut.

Nous avons encore une comparaison proverbiale qui a été reproduite dans cet ingénieux quatrain de Claude Mermet, poète du XVIe siècle :
Les amis de l’heure présente
Ont le naturel du melon :
Il faut en essayer cinquante
Avant qu’en trouver un de bon.

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Message par Invité Mar 23 Sep - 20:54

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Jean de l’Ours, personnage mythique alimentant les contes populaires ?


On sait que Jean de l’Ours est le nom du héros d’un des contes les plus répandus. Il porte ce nom dans les contes de France, de Catalogne, d’Italie, du Tyrol italien, d’Allemagne, de Russie et d’ailleurs encore sans doute, nous explique Cosquin dans ses Contes populaires...

On pourrait peut-être ajouter la nouvelle Jean de l’Ours de Babou, publiée dans son volume Les Payens innocents, receuil de nouvelles imprégnées de l’esprit populaire, l’auteur faisant une comparaison très juste : « Mon héros (ne souriez pas) mon héros Jean de l’Ours est évidemment l’Hercule chrétien ».

Jean de l’Ours doit ce nom à ce que sa mère a été enlevée, jeune fille, par un ours, qu’il est né de leur union et que sa mère et lui ont vécu avec l’ours jusqu’au jour où il a été assez grand pour soulever la pierre qui fermait la caverne paternelle : alors sa mère et lui se sont enfuis et sont revenus chez les hommes. La même histoire se rencontre en Asie (quoique là on ne nous dise pas le nom du héros ) ; Cosquin en cite des exemples du Dardistan (dans la vallée du Haut-Indus), du Nord de la Mésopotamie, et des Avares du Caucase. Dans quelques versions la femme est enlevée enceinte ou avec son enfant, l’ours n’est plus alors que le père nourricier du héros ; mais il est évident que ce sont là des altérations du thème primitif. Il y a du rationalisme partout, même dans le peuple, et ce sont sans doute des conteurs qui ne croyaient plus à la possibilité d’union entre les hommes et les animaux qui ont ainsi modifié le thème traditionnel.

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Un des traits de la conscience sauvage ou primitive est la parenté de l’homme et de l’animal au sein de la grande famille de la nature vivante. Un érudit trop vite oublié, qui a écrit sur les Contes un essai remarquable pour le temps et encore utile à lire, un écrivain que nous pouvons regarder comme un des premiers représentants du folklore scientifique en France, Edelestand Du Méril, écrivait déjà au milieu du XIXe siècle : « Les changements en bêtes, si fréquents dans les contes d’enfants, nous sont sans doute venus de plus loin encore ; ils appartiennent à une civilisation qui posait en principe l’unité de la substance vivante et la dépendance réciproque de l’organisation physique et de la vie morale. » (Les Contes des enfants et du foyer des frères Grimm, dans la Revue Germanique du 31 octobre 1858)

Le thème de notre conte repose sur cette croyance ; et comme l’ours est un animal d’une très grande force, il est naturel de penser qu’un homme, fils d’un ours, aura une force surhumaine et pourra accomplir des actes extraordinaires. Il y a là, non pas un mythe, mais une croyance, et une croyance encore vivante dans certains pays, notamment dans nos Pyrénées : « Les ours, dit-on encore dans les Pyrénées, enlèvent les jeunes filles dont ils ont des produits moitié hommes, moitié ours. » (cité dans Rolland, Faune populaire de la France)

Des faits de la vie réelle n’ont pu que confirmer cette croyance. On a plusieurs fois constaté l’enlèvement d’enfants humains par des animaux féroces, d’ordinaire des femelles, qui les élevaient avec leurs propres petits. Cela n’a rien de plus étonnant que de voir des femmes allaiter de jeunes animaux, ce que l’on a vu, ce que l’on voit encore dans plusieurs pays. Le fait s’est rencontré plusieurs fois au XIXe siècle en Inde, d’enfants repris à des loups avec lesquels ils vivaient, courant à quatre pattes et se nourrissant de la même façon que leurs pères nourriciers et leurs frères d’aventure : c’est ce qu’on appelle en anglais des wolf-boys ; et le plus souvent il a été impossible de leur apprendre à parler.

La sauvagerie animale de leurs premières années avait mis sur eux une empreinte ineffaçable. Ce qui se passe encore de notre temps dans les Indes avec les enfants-loups a dû se passer aussi ailleurs avec d’autres animaux et il y a eu des enfants-ours. Nous ne sommes pas réduits ici à la simple conjecture, car des chroniques alsaciennes mentionnent, en l’an 1296, le fait d’un enfant repris à un ours avec lequel il avait vécu deux ans (voir les textes cités dans le Globus, t. XXXVIII). Voilà un Jean de l’Ours authentique et réel !

Ce trait de notre conte, sortant d’une croyance et ayant une origine psychologique peut se rencontrer dans des récits d’une autre partie du monde, sans qu’il y ait emprunt. Tel est le cas d’un récit des Cris, recueilli par Petitot (Traditions indiennes du Canada nord-ouest). Une jeune fille, perdue dans une forêt, rencontre un ours gris. Celui-ci lui laisse la vie, à condition qu’elle demeure avec lui. Elle en a deux enfants, « deux petits ours semblables à leur père ». Plus tard, elle retourne chez les siens avec ses enfants et les métamorphose en hommes.

Il est difficile de ne pas rappeler à ce propos la légende de Romulus et de Rémus élevés par une louve. Cette légende même est-elle particulière à Rome ? Gozzadini a décrit une stèle étrusque où elle est figurée, mais sans nous dire quelle est son antiquité : « Sur le côté antérieur d’une stèle se voit une louve, de style archaïque, debout et tournant la fête vers un enfant agenouillé entre les jambes de la louve qu’il saisit des deux mains, tout en prenant le lait. Le mythe a de l’analogie avec celui de l’allaitement de Romulus et Rémus, ou plutôt de Romulus seul, suivant l’exclusion du frère faite par quelques archéologues. Il est remarquable que l’enfant qui prend le lait, bien que de très petite taille en comparaison de la louve, a les formes assez développées et la pose d’un jeune garçon plutôt que d’un nourrisson. » (Revue archéologique, 3e série, t. VIII)

Romulus est un « Jean du Loup. » Il y a d’autres exemples de héros légendaires allaités par une louve, sans compter ceux qui, abandonnés dans une forêt, sont nourris par une biche (quelquefois par une vache). Ce serait sortir du cadre de cet article que de poursuivre ces exemples : ils suffisent, pensons-nous, pour montrer comment il faut expliquer notre « Jean de l’Ours » et à quelle classe de héros légendaires il appartient.

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Message par Invité Mar 23 Sep - 21:00

:salut1
:

Ami au prêter, ennemi à rendre


L’argent prêté vous fait bien souvent des ennemis quand il s’agit de le rendre

Il est fâcheux de dire qu’en prêtant de l’argent à un ami, on s’expose à s’en faire quelque jour un ennemi, car tout le monde n’est pas assez riche pour faire le sacrifice de l’argent prêté.

Une personne qui veut puiser dans votre bourse vous accable, en général, de bonnes paroles. A-t-elle obtenu ce qu’elle désirait ? Elle évite votre présence et, quand vous lui parlez de remboursement, elle fait promesses sur promesses ; puis les réalise le plus tard possible et presque toujours à regret. Il est, en effet, très singulier que l’argent qu’on a eu tant de plaisir à prêter, coûte aux autres tant de peine à rendre. On a fait autrefois trois vers qui dépeignent bien la situation du débiteur récalcitrant :
L’argent dans notre bourse entre agréablement,
Mais le terme venu que nous devons le rendre,
C’est lors (alors) que les douleurs commencent à nous prendre.

Cette répugnance a existé dans tous les temps. Ce proverbe paraît être pris à cette pensée de Plaute (Trinummus, IV, acte 4, scène 3) :
Si quis mutuum quid dederit,
Cum repetit, inimicum amicum beneficio invenit suo

dont voici la traduction : « Si vous redemandez l’argent que vous avez prêté, vous trouverez souvent que d’un ami votre bonté vous a fait un ennemi. » Un auteur ancien a dit ces paroles : Plusieurs évitent de prêter non par dureté, mais dans la crainte qu’on ne les trompe sans scrupule. Effectivement, la mauvaise foi des emprunteurs fait que la bonne volonté des prêteurs se ralentit et l’on peut répéter ces vers avec un de nos poètes :

Justes humains me sera-t-il permis
De ne rien prêter à personne ?
Ce que je prête, je le donne.
Et qui pis est, j’en fais des ennemis.

Les Anglais disent : Qui prête son argent à son ami perd au double, c’est-à-dire l’argent et l’ami. Il parait qu’en Espagne les prêteurs ne sont pas mieux traités qu’ailleurs, car voici comment on exprime la même idée : Qui prête, ne recouvre ; s’il recouvre, non tout ; si tout, non tel ; si tel, ennemi mortel.

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Message par Invité Dim 28 Sep - 20:30

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Epingle (Une) à l’origine de la fortune du banquier Jacques Laffitte ?



Comment l’ascension sociale et la bonne fortune du célèbre Jacques Laffitte le dut peut-être au fait de s’être donné la peine, à 21 ans et tandis qu’il rendait visite au banquier suisse Perregaux, de ramasser une épingle

Les philosophes se plaisent à nous montrer les grands effets souvent produits par de petites causes. C’est là un texte qui doit s’enrichir ici d’un exemple bien frappant. M. Laffitte a possédé trente millions, il a été premier ministre, il est monté au faîte de la richesse et du pouvoir. Si vous cherchez l’origine et la cause première de cette fortune et de ces grandeurs, vous trouvez-une épingle.

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Jacques Laffitte

Lorsque M. Laffitte vint à Paris en 1788, toute son ambition se bornait à obtenir une petite place dans une maison de banque. Il se présenta chez M. Perregaux avec une lettre de recommandation. M. Perregaux, riche banquier suisse, venait de s’établir dans l’hôtel de Mlle Guimard, que la célèbre danseuse avait mis en loterie, et que le financier avait gagné. Cette charmante habitation reçut la première visite de M. Laffitte ; c’est là qu’il fit son premier pas dans le monde parisien.

Le jeune provincial, pauvre et modeste, timide et troublé, entra par cette porte qui avait vu passer toutes les folies du XVIIIe siècle. On l’introduit dans le boudoir de la danseuse, devenu le cabinet du banquier, et il présente sa requête. Impossible de vous admettre chez moi, du moins pour le moment, lui répond le banquier ; mes bureaux sont complets. Plus tard, si j’ai besoin de quelqu’un, je verrai mais en attendant, je vous conseille de chercher ailleurs, car je ne pense pas avoir de longtemps une place vacante.

Ainsi éconduit, le jeune solliciteur salue et se retire. En traversant la cour, triste et le front penché, il se baisse, ramasse une épingle et l’attache sur le parement de son habit. Il était loin de se douter que cette action puérile et toute machinale devait décider de son avenir, et qu’avec cette épingle il allait fixer la fortune.

Debout devant la fenêtre de son cabinet, M. Perregaux avait suivi des yeux la retraite du jeune homme. Le banquier suisse était de ces observateurs qui savent le prix des petites choses, et qui jugent l’espèce humaine sur ces détails futiles en apparence et sans portée pour le vulgaire. Il avait vu ramasser l’épingle, et ce trait le charma.

Dans ce simple mouvement, il y avait pour lui la révélation d’un caractère ; c’était une garantie d’ordre et d’économie ; un gage assuré de toutes les qualités qui font le bon financier. Un jeune homme qui ramassait une épingle devait être un excellent commis, mériter la confiance de son patron et arriver à une haute prospérité. Le soir même, le jeune Laffitte reçut un billet de M. Perregaux, qui lui disait : « Vous avez une place dans mes bureaux ; vous pouvez venir l’occuper dès demain. »

Le banquier ne s’était pas trompé : le jeune homme à l’épingle possédait toutes les qualités requises, et même quelques-unes de plus. Le jeune commis devint bientôt caissier, puis associé, puis maître de la première maison de banque de Paris, puis député, et enfin président du Conseil des ministres (du 2 novembre 1830 au 13 mars 1831).

Mais qui sait ? Sans cette épingle, M. Laffitte ne serait pas entré dans les bureaux de M. Perregaux : un autre patron ne lui aurait pas ouvert une route aussi large, aussi belle ; ses talents et ses lumières n’auraient peut-être pas pu se développer aussi largement et arriver à de si magnifiques résultats.

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